Confiance et Respect
Pour qu’une démarche préventive ou curative se déroule bien, il faut que le patient l’ait acceptée en connaissance de cause et avec le moins d’incertitudes possibles. Ainsi une relation de confiance peut-elle s’installer entre le soigné, le soignant et tout autre acteur de la santé (caisse-maladie, services de l’Etat, pharmacien, etc…).
Cette relation de confiance ne peut être réalisée que lorsque les protagonistes évoluent sur un certain terrain d’égalité. Il faut d’une part que le patient sache quels sont ses droits et ses devoirs dans sa relation aux autres acteurs de la santé et d’autre part que ces derniers montrent en retour un respect légitime face au patient.
Il apparaît aujourd’hui que nombre de patients ressentent une certaine «déshumanisation» dans leurs relations aux partenaires de santé ; une forme d’industrialisation de la santé, plus particulièrement en milieu hospitalier et dans leurs relations avec les assureurs.
Cette sensation fragilise grandement la relation de confiance et peut avoir comme conséquence que le patient ait peur d’exprimer ses convictions ou ses craintes. Le patient n’a pas l’impression d’être traité comme une personne à la sensibilité et aux connaissances reconnues. Dès le moment où la relation est ainsi faussée, le risque d’incompréhension et de doute augmente et les chances que la démarche porte ses fruits sont compromises.
La promotion des droits du patient et des autorités et institutions qui visent à les faire respecter ainsi que la présentation des diverses organisations cherchant à soutenir le patient dans une démarche préventive ou curative sont le point de départ à l’établissement d’une relation responsable et respectueuse entre les patients et les partenaires de santé.